La propagande pendant la première guerre mondiale

La propagande est la diffusion de diverses informations destinées à inculquer à la population une doctrine, une idée, une théorie politique. La propagande à été utilisée à de nombreuses reprises tout au long de l'histoire car elle permet de manipuler l'opinion de la population. Ainsi en 1914, lorsque débute la première guerre mondiale, les gouvernements français et allemands employent la technique de la propagande pour embrigader leur population bien que leur régimes politiques soient complètement différents. Mais la propagande de guerre répond à des principes appliquables quelque soit le conflit concerné. Nous étudierons ces principes à travers le conflit de la première guerre mondiale en opposant la propagande française à la propagande allemande.

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Propagande française

 

 

Le premier principe est que le camp concerné n'a jamais voulu la guerre, et qu'il y a été contraint. On retrouve évidemment ce principe dans la propagande française puisque la France est rentrée en confit suite à une offensive Allemande. Cette affiche de Victor Prouvé date de 1918. Elle a été crée dans le but d'enseigner aux jeunes élèves français des idées anti-germanistes. A la dernière ligne du texte on peut lire " L'Allemagne a forcé le monde à combattre contre elle "; ce propos illustre le premier principe car il insinue l'idée que la France, comme les autres pays, a été forcée par l'Allemagne à entrer en guerre.

 

 

 

 

Le second principe est que la guerre poursuit de nobles buts. En France les buts exposés sont la défense de la patrie et de ses citoyens ainsi que la récupération de l'Alsace-Lorraine. En effet les français conservent encore des rancoeurs à ce sujet, cet argument est donc largement exploité par le gouvernement. Des journées du poilu sont organisées par le Parlement pour rendre hommage aux  vaillants soldats qui se battent " Pour la France! ".

L'affiche de gauche à été exposée dans les rues de Paris en 1917, elle sensibilise les français au fait qu'il faut ptotéger les citoyens,représentés par une femme et un enfant, et la patrie, symbolisée par le drapeau tricolore, de la cruauté des allemands.

L'affiche de droite est une des nombreuses affiches voulant inculquer aux français l'espoir de la libération de l'Alsace-Lorraine des mains des allemands. Elle est intitulée L'Aurore, son titre est révélateur puisqu'il désigne un nouveau jour qui se lève, un changement à venir. En haut de l'affiche se trouvent des inscriptions indiquant le nom des lieux où se déroulent de grandes batailles: Marne, Yser, Somme, Verdun. L'auteur veut persuader les français du désir des alsaciens sont des lorrains à réintégrer leur patrie. Elle montre aussi que certaines batailles sont décisives pour l'avenir de ces deux régions et que la victoire est éssentielle.

 

 

 

 

Le troixième principe est que le soldat ennemi est un monstre impitoyable. En France toutes les sortes de documents sont mises en place pour attiser la haine contre le soldat allemand qui doit ses victoires à sa cruauté sans égale. L'école enseigne aux enfants la barbarie des allemands qui devient un sujet de rédaction très répandu. De plus des documents tel que cette carte postale circulent dans toute la France. On peut donc observer que la guerre est devenue grâce à la propagande un sujet du quotidien car on la retrouve même sur les cartes postales! En effet les crimes des allemands justifient la guerre:il n'est pas seulement question de protéger la patrie mais aussi les droits de l'homme. Cette propagande est très efficace puisque les citoyens français développent une aversion terrible pour "les boches".

-Affiche de propagande.

-Une classe en cours : L'Illustration.

 

 

Du 1er au 30 octobre 1917 une exposition organisée par la ligue SOUVENEZ-VOUS est créée, et l'argent récolté sera au profit de l'oeuvre de propagande de la ligue. Cette exposition montre que les différents entre les deux pays existent depuis longtemps, on le voit déjà avec le nom de l'exposition qui porte elle même le nom de la ligue. Elle a pour thème principale : Les Crimes Allemands.

L'affiche française doit pousser les gens à visiter l'exposition sur les crimes allemands. L'auteur de l'affiche veut montrer la tendance qu'aurait les soldats allemands à la destruction et la dévastation. Il est dessiné de manière négative, couteau en sang dans la main, un personnage sans pitié. Tel des anti-chrétiens, l'église est détruite au fond. On veut ici réveiller la calomnie de l'adversaire chez les français, la crainte de celui-ci.

Le titre suggère une expérience commune : « Souvenez-vous », le paysage en feu et en ruine. Celui qui craignait alors l'ennemi devient plus fort : il veut se venger, ne plus revivre ça.

 

 

 

L'Epatant, est un journal qui publia pour la première fois en 1908 les Pieds Nickelés créé par Louis Forton : l'histoire met en scène trois personnages principaux, Croquignol, Filochard et Ribouldingue à la fois escrocs, hâbleurs et indolent. Au début ils ne se moquent que des forces de l'ordre mais dès la première guerre mondiale ils incarnent les valeurs populaires françaises, ils deviennet ingénieux et débrouillards. Opérant derrière les lignes ennemies, ils se moquent sans cesse des "boches" en leur jouant des tours, ces derniers sont ainsi montré de façon négative : sans aucune finesse, faciles à berner.

Ils leurs arrivent des aventures tels que :


1) Le sabotage.


 

2) Créer des troubles et encourager le pacifisme.



3) Agiteurs/saboteurs ont un patriotisme qui se trouve exemplaire.


 Le réalisme n'est pas le but de cette BD mais le lecteur se sent alors supérieur a l'ennemi critiqué (appelation "boche" et le fait qu'il ne soit pas malin) et fière de ses convictions.

 

 

 

Le quatrième principe est que les pertes ennemis sont largement supérieures aux nôtres et que nos victoires ont étées écrasantes. Les médias veillent également à minimaliser les pertes pour soutenir le moral de l'arrière. Ainsi dans les journaux français comme "Le Matin" on glorifie le déroulement des batailles en vantant le nombre de soldats allemands tués ou emprisonnés ainsi que l'efficacité de la stratégie militaire employée. La photographie de gauche est frappante puisqu'elle montre jusqu'où les médias peuvent aller pour illustrer leurs propos:on n'hésite pas à afficher les cadavres de ses ennemis tel des prises de chasse. Les stratégies et les armes utilisées par les allemands sont quant à elle tournées au ridicule. Pour rassurer la population de l'arrière on se moque de la sois-disant "innéficacité des armes allemandes" et de leur "faible impact" sur les soldats français:

"Les balles allemandes ne tuent pas. Nos soldats ont pris l’habitude des balles allemandes… Et l’inefficacité des projectiles est l’objet de toutes les conversations ".

(L’Intransigeant, 17 août 1914)


" A part cinq minutes par mois, le danger est très minime, même dans les situations critiques. Je ne sais comment je me passerai de cette vie quand la guerre sera finie."

(Le petit Journal, 22 mai 1915)


Bien entendu les pertes françaises ne sont pas mentionnées et les pertes de batailles sont toujours vues sous un jour éxagéremment optimiste.

 

 

La cinquième principe est que l'arrière doit participer à "l'effort de guerre". En effet les finances du pays étant au plus bas on demande à la populaton de participer à des emprunts sous prétexte d'améliorer les conditions de vie des soldats. De plus la nourriture et les produits de luxe commencant à manquer,on conseille aux français de changer leurs habitudes alimentaires en choisissant des produits bon-marché ou tout simplement en mangeant moins. Il est aussi conseillé aux populations de planter des légumes pour s'alimenter et alimenter les soldats du front. Les femmes elles aussi sont appelées à soutenir les soldats, elles travaillent les champs où sont employées dans des usines de fabrication d'armes de guerre. Une campagne est également mise en place pour récompenser les femmes donnant naissance à plus de trois enfants car la nation doit remplacer les hommes partis au front.


 

 

 

Le dernier principe est que la patrie n'est pas seule pour se battre contre son ennemi. La France fait donc de nombreuses allusions aux autres pays affrontant eux aussi l'Allemagne: l'Angleterre, la Russie, la Belgique, la Serbie et le Japon. Le but est de montrer aux français que l'Allemagne est face à de trop nombreux ennemis pour gagner la guerre et que la victoire est donc assurée. Par exemple ces deux documents qui sont des cartes postales montrant de façon humoristique la position de difficulté dans la quelle se trouve l'Allemagne à cause des différentes troupes alliées.

 

La Propagande allemande.



Dès 1915 on parle de "l'économie du peuple" (= Volkswirtschaftslehre),Werner Sombart, un économiste donnera un slogan "Commerçants et héros". Le slogan signifie que les allemands sont les héros dans la guerre mais aussi des commerçants justes et sincères. Ne cherchant pas le profit. Dans le même modèle Thomas Mann le théoricien des Männerbünde (« sociétés d’hommes ») écrit un livre du nom de "Betrachtungen eines unpolitischen", conservateurs tous les deux. Ils ont pour exemple l'Economie de partage en Europe de l'est ce qui va à l'encontre de l'économie française et anglaise. Côté allemand la propagande contre  l'économie des Alliés sera la même que côté française. De plus la France et la Grande-Bretagne ont optés pour une démocratie parlementaire quand ceux qui les opposes ont une monarchie autoritaire.

Le régime politique ou économique de l'ennemi ne seront pas les seuls thèmes critiqués, en effet, comme le montre l'article à gauche on se moque de la propagande allemande. Tandis que la carte postale de droite critique l'armée française qui serai mal dirigée (comme ici, par un enfant). La propagande allemande apposa à la jeune culture allemande les idées vieillis de la Révolution française. L'immitation du bonnet frigien que porte l'enfant le montre très bien.

La propagande fut massivement développée enlevée aux civils pour être confiée aux militaires. En juillet 1917, le haut commandement allemand en prit directement le contrôle. Dans tous les corps d'armée, des officiers de propagande furent sont désignés. Tant en direction de l'armée que de l'arrière, un flot de propagande fut déversé, fondé sur des "instructions patriotiques" dont le leitmotiv était la paix victorieuse. Les moyens considérables consacrés à la propagande à partir de l'été 1917, ont permis de stabiliser le moral de la partie de la population qui croyait encore à la possibilité d'une paix victorieuse.

-Affiche montrant une partie d'une autre affiche de propagande allemande qui est caricaturée par la presse française.

-Un enfant, qui peut-être associé à un général français, qui porte un semblant de bonnet phrygien donne des ordres aux militaire (carte postale qui se moque l'armée française)



L'Allemagne devait aussi démontrer qu'elle n'était pas un agresseur, mais que l'Angleterre était le pays qui aspirait à la domination mondiale. La lecture de presse allemande montre bien que l'adversaire principal (sauf sur le plan militaire) n'était pas la France mais l'Angleterre. L'Allemagne se présente comme ayant la mission de libérer le monde de la domination britannique.

Les journaux allemands sont différents par rapport aux français. Les journaux allemands ont combattu pour sauvegarder le maximum d'indépendance, afin de maintenir leur réputation auprès de leur lecteurs, ils estimaient que masquer la réalité leur faisait perdre de leur intégrité, alors que les journaux français ne manifestèrent pas un très grand souci de leurs lecteurs, ce qui explique d'ailleurs le discrédit dont ils furent frappés.



ULK est le supplément hebdomadaire de la Berliner Volks-Zeitung. Ici se trouve le numéro du 9. août 1914. Le 1er numéro de guerre.





"L'Illustrierte Zeitung" est un hebdomadaire qui paraît à Leipzig, Berlin, Vienne et Budapest. 141em numéros depuis le début de la guerre.





Les "Fliegende Blätter" paraissent eux chaque semaine à Braun et Schneider à Munich.





"Kladderadatsch" est édité lui à Berlin, c'est un journal satirique allemand. Et un des plus anciens, le premier parru en 1848.








"Daheim" est distribué chaque semaine à Leipzig.




"Jugend"


 


La presse des jeunes: avant la guerre l'Internationale de la Jeunesse socialiste, l'IJS avait déjà été créée mais les organisations de jeunesse. L'Internationale, se vit confronté à deux problèmes majeurs, outre les mesures de répression exercées par les gouvernements et le patronat même dans les pays où un mouvement ouvrier légal était par ailleurs possible: par un manque de stabilité de la politique et, d'autre part, un manque d'intérêt témoigné par les organisations ouvrières.

Peu après le début de la guerre et la fermeture du Bureau de l'IJS, différentes organisations affiliées des pays non engagés dans la guerre, comme l'Italie, la Suisse et la Scandinavie, prirent contact entre elles, dans le but de convoquer une conférence internationale pour la reconstruction de l'Internationale de la Jeunesse socialiste. Ces initiatives aboutirent et une conférence eut lieu du 4 au 6 avril 1915 à Berne, avec 16 délégués venus de 10 pays. Willi Münzenberg fut élu secrétaire et il parvint, grâce à son dynamisme, à mettre en place, au cours des années qui suivirent, une vaste organisation qui joua un rôle décisif dans la refondation du mouvement ouvrier durant la Guerre mondiale.

Sans omettre le rôle décisif joué par les congrès internationaux des jeunes à partir de 1915 et par la revue Jugendinternationale. La revue paraissait en allemand et (sous une forme raccourcie) dans une version scandinave. Et parmi les champs de réflexion et d’action de l’IJS figuraient en priorité la protection de la jeunesse, l’éducation, la propagande et la solidarité.

 

 

En Allemagne on ressent une nostalgie de l'anticapitaliste, il se décrit comme un pays héroïque, où des Hommes sincères vivent qui font leur travail sans attendre un profit, tandis que les pays capitalistes sont appelés « Les injustes ». L'affiche de propagande si-contre montre bien la haine de l'Allemagne pour le régime politique français.

 

De leur côté les Alliés créèrent alors une propagande concernant les crimes allemands. En Belgique, et dans le nord de la France il y eu dès les premières semaines de guerre des images au sujet de l'incendie d'une bibliothèque universitaire belge, ce qui fit une grande impression dans toute l'Europe. Ou encore l'Amour de la patrie comme le montre le dessin tiré du journal L'Illustration. (la qualité n'est pas bonne car il a été photographié par nos soins).



 

 

 

Aux U.S.A, on dira même, dès qu'ils entreront en guerre qu'on oppose « le diable à l'ange et les méchants aux bons ». Hollywood fera ainsi des films anti-allemands. Tandis qu'en France on se centrera beaucoup plus sur des textes et des affiches.

 

 

Voici à gauche une affiche française montrant les militaires fières tandis qu'à droite on montre les militaires allemands fatigués, les mains dans les poches, les bras balants, tel des perdants. (affiches trouvées dans le journal l'Illustration)

 

 

 

En Allemagne comme en France on demandera de l'aide financier aux citoyens à travers des affiches.

 


Helft uns Siegen = Aidez nous à vaincre est l'affiche allemande qui a pour but d'inciter les allemands à aider les soldats qui sont au front de manière financière c'est un effet de solidarité entre soldats et entre citoyens. Au milieu le soldat est, avec tout son équipement (casque, masque à gaz...), fière et optimiste. L'appel militaire est « Helft uns Siegen ».

Dans le même esprit l'affiche française, avec l'emblême du coq gaulois écrasant le soldat ennemi lance un appel plus patriotique : "Aidez la France.Versez Votre Or "

 

 

 

Autre point de la propagande allemande : l'état major de Berlin trouva un intérêt à pousser à l'insoumission des troupes musulmanes de l'armée française, de la même manière qu'ils ont poussés les légionnaires allemands à déserter au Maroc ou en Algérie. Des agents turcs et allemands sont envoyés au Maghreb. La propagande allemande insista aussi sur les "mauvais traitements" qu'on infligerai à la Légion Étrangère, et sur sa mauvaise réputation. De plus, des affiches tel que celle qui se trouvant à gauche critiquant les soldats coloniaux français engagés comme ici où ils sont caricaturés, on distinguera le côté raciste :  au niveau du distinctement plus primitif avec le gorille qui les représentes. On voit ici un des arguments pour continuer la guerre : la protection d'un "carnage" allemand, menacés par l'insolence des Sénégalais décrit comme "sous-humains". Dans l'exemple de la caricature allemande, agissent avec les mêmes intentions : le représentant la Grande Armée (souvenir à Napoléon 1) apparaît comme un poids léger militaire plutôt inoffensif qu'on peut vaincre avec peu d'effort.

 



De même en France on caricaturera Guillaume II, dessiné tel un boucher, la caricature française cherche à montrer sa supériorité face à l'Allemagne. Ici brutale comparée à la France qui se dit alors posséder une grande culture.




Ces deux caricatures montrent, les écarts entre les prétendues « civilisation » et viser au contraire



Elles s'adressent aux lecteurs des journaux, pour la population en général et les soldats. Ce sont les clichés irrationnels typiques de l'ennemi.

 

 

 

Dès le début de la guerre, l’Allemagne élabora un dispositif de propagande par le cinéma, avant la France, qui disposait pourtant d’une puissante industrie cinématographique.

Soeur jumelle de la SPA, la Section cinématographique des armées (SCA) vit le jour en France en 1915. La SCA dispose d’opérateurs mobilisés et assure la projection publique et régulière de ses films dans les salles de cinéma. Parallèlement, les firmes du secteur produisirent des fictions à sujets patriotiques. Les sujets abordés sont multiples avec, côté français, l’Alsace, la vaillance des poilus, les drames familiaux, les faits d’armes, la haine du « boche ». La production française s’essoufflera dès la fin de 1916, avant de
reprendre au début de l’année 1918, avec des films présentant une analyse plus subtile des causes et des effets de la guerre.

 

L’Allemagne prit très au sérieux la menace constituée par la propagande cinématographique française et lança en 1917 la puissante UFA (Universum Film-Aktiengesellschaft), conçue comme une arme de guerre et qui contribua, une fois revenue la paix, à l’essor du cinéma allemand...


Les Cœurs du monde (Hearts of the World) de David W. Griffith, américain, 1918 est un film de propagande commandé par le British War Office Cinematographic Committee.


Mais il y a aussi la chanson française, puisant ses racines dans le ressentiment et la haine des « boches », cela devint la forme artistique la plus étroitement associée à ce conflit.



"Souvenez-vous"

-Propagande sur les crimes de guerre allemands,

-Propagation des caricatures contre l'ennemi,

-Symboles religieux.


Points communs.


-Diffamation de l'ennemi,

-Multiplication des propagandes contre l'ennemi,

-Mise en avant de la force de chaque camp.


« Helft uns Siegen » = aidez nous à vaincre.

-Appel à l'empreint

-Solidarité envers les soldats qui se trouvent au front.

-Symboles militaires.



Bien que, comme on l'a vut précédemment on peut croire que tout oppose les Alliés à l'Allemagne, Autriche-Hongrie. Cependant, avec la propagande, on voit très bien comme ici qu'ils ont le même but, gagner la guerre, prouver que l'ennemi DOIT être battu, la solidarité, symboles montrant la force du pays et les faiblesses de l'autres...

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